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Jean-Jacques Gailliard

Bruxelles 1890 – St. Gilles (Bruxelles) 1976

BIOGRAPHIE

 

1891 Jean-Jacques Gailliard  Jean-Jacques Gailliard est né le 22 novembre 1890. Fils du peintre luministe/impressionniste François (Frans/Franz) Gailliard, né à Bruxelles le 30 novembre 1861, décédé à St.-Gilles (Bruxelles) le 17 février 1932 et de Julie Maus musicienne, née à Namur le 19 avril 1860 et décédée à St. Gilles (Bruxelles) le 12 janvier 1940.

Sa tendre enfance fut placée sous le signe, à la fois de la peinture et de la musique.

Initié très tôt aux choses de l’art, il côtoie les peintres, les sculpteurs, les gens de lettres et de théâtre, les musiciens… qui fréquentent l’atelier du 41 de la rue Royale à Bruxelles.

Avec ses parents, il se rend régulièrement à Ostende où il rencontre James Ensor, ami de son père. Ostende, Reine des Plages, là, où tout au long de sa vie il disposera d’un atelier.

En même temps que des études gréco-latines, il suit des cours à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles où ses professeurs ont pour nom : Constant Montald, Van Landuyt, Jean-François Taelemans, Guillaume Van Strydonck, Jean Delville et Herman Richir.

Jean-Jacques Gailliard apparaît comme un des artistes les plus doués de sa génération.

Son dessin et sa peinture sont très personnels. Parallèlement, il suit les cours de piano de Joseph Wieniawski, ami de son père, ainsi que ceux du Conservatoire Royal de Bruxelles.

En 1909, il accompagne son père pour un voyage d’étude en Grèce, il y rencontre la danseuse Isadora Duncan.

Après avoir obtenu en 1912 le premier prix de composition, avec la plus grande distinction, à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, il adopte la doctrine d'Emmanuel Swédenborg, théosophe suédois, et exécute la décoration de la Chapelle Swédenborgienne située rue Gachard à Bruxelles.
En 1915, Fernand Khnopff publie un article élogieux à ce sujet dans le Bulletin de l’Académie Royale de Belgique.

Dès 1919, il est l’un des premiers peintres abstraits de Belgique.

Paris ! Il y séjourne de 1920 à 1924 où il fréquente les artistes de l’époque : Maeterlinck , Cocteau, Stravinsky, Erik Satie, Isadora Duncan, La Pavlova, Picasso, d’Annunzio, de Chirico et bien d’autres.

1922 – L’Acteur Caméléon – Peinture de J.-J. Gailliard exposée au Salon des Indépendants à Paris En 1921, il présente une œuvre au Concours Provincial d’Art Décoratif du Brabant, il y obtient le premier prix à l’unanimité du jury ; l’année suivante, il fait partie de l’exposition du Salon des Indépendants à Paris.

A partir de 1923, il participe aux expositions des Groupes : « La Lanterne Sourde », « Sept ARTS », « Les Peintres Constructeurs ».

En 1924, il est nommé professeur de dessin à l’Institut des Arts et Métiers à Bruxelles. Un an plus tard, avec son ami Pierre-Louis Flouquet, il fonde le Groupe « L’Assaut ». Pour le Théâtre d’Albert Lepage, « le Rataillon », il réalise en 1926 et 1927, des décors et des marionnettes. Il est également l’initiateur d’expositions « en plein air » au Bois de la Cambre et au Parc Josaphat à Schaerbeek.

1932 – Tombe de Franz Gailliard créée et réalisée par son fils Jean-Jacques GailliardEn 1929, il signe un contrat et expose à la Galerie « Le Centaure » à Bruxelles.

Il crée et réalise la tombe de son père Franz Gailliard en 1933 (Cimetière de Saint-Gilles à Uccle Calevoet).

Son mariage en 1938 avec Rita Kaufmann, qu’il a connue douze ans plus tôt est le début d’une longue route à deux. Elle avait été étudiante à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et dès sa création en 1927 à l’Institut de la Cambre. Discrète et toujours présente, elle sera désormais la première à contempler les oeuvres du peintre. De cette union naquirent deux filles : Geneviève en 1938, Isabelle en 1941.

En 1947, une grande rétrospective est organisée à la galerie Georges Giroux. Ensuite, en 1948, 1950 et 1954 il expose à la galerie Waddington de Dublin en Irlande.

1953 et 1954 voient la réalisation de deux films, en collaboration avec Henri François : « Le Réveil d’Ensor » et « l’Ombre de Monsieur Rops ».

Dès 1954, il participe activement à la Défense du Mont-des-Arts de Bruxelles.

Il obtient en 1957, le prix Baron René Steens et en 1962, le prix Emile Sacré.

Lors de l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles 1958, il est engagé comme reporter-dessinateur à la Revue « Objectif '58 » et il participe à l’exposition « L’Art Belge Contemporain ».

A cette époque, il est membre fondateur de Fantasmagie (Groupe CIAFMA) avec son ami Aubin Pasque.

En 1959, le Städt.-Museum de Braunschweig (RFA) présente une rétrospective de ses oeuvres.

1968 - Programme du Gala de la Presse – Théâtre Royal de la Monnaie – Opéra National – Gala de la Section Bruxelloise de l’Association Générale de la Presse Belge – 12 décembre 1968En 1968, il réalise le programme du Gala de la Presse « La Traviata » dont le dessin original a été offert à Sa Majesté le Roi Baudouin et à la Reine Fabiola.

Le Musée des Beaux-Arts d’Ixelles lui consacre une Rétrospective en 1970.

La même année une exposition individuelle « Kaleidoskoop » a lieu au Musée des Beaux-Arts d’Ostende. C’est aussi à cette époque qu’il est sacré « Prince des Peintres » succédant en cela à James Ensor.

Nommé Membre de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, Section Arts Plastiques en 1971, il est fait Officier de l’Ordre de Léopold en 1972.

Il décède à Saint-Gilles (Bruxelles), le 17 avril 1976.

Ainsi se termine la vie d’un artiste d’une rare originalité, curieux de tout, qui côtoya ou plutôt qui fut ami avec les plus grandes personnalités de son époque, artistes, gens de spectacle ou homme de lettres dont le célèbre poète et écrivain Michel de Ghelderode.

Plus de 90 expositions personnelles ont été organisées et il participe à de nombreuses expositions tant en Belgique qu’à l’étranger.

Ses œuvres sont présentes dans les plus grands Musées en Belgique, Bruxelles, Ixelles, Deurle, Dinant, Gand, Hasselt, Liège, Ostende, Tournai, Verviers, au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, dans les collections de l’Etat belge, au Cabinet des Estampes de Bruxelles, à l’Hôtel de Ville de St.-Gilles (Bruxelles), à l’étranger, Bryn-Athyn (USA), Israël, Grenoble (France) , Dublin, Galway (Irlande), Saint-Lô (France), et dans de nombreuses collections privées en Belgique et à l’étranger

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1909 J.-J. Gailliard avec ses parents dans les dunes d’Ostende

1909 Jean-Jacques Gailliard à l’Acropole d’Athènes

41 Rue Royale

1915 Intérieur de l’Eglise Swédenborgienne 33 rue Gachard à Bruxelles

1919 Vortex – Peinture de Jean-Jacques Gailliard

1923 – C’est Jean Cocteau – Paris – Peinture à la colle de Jean-Jacques Gailliard

1938 – 17 mai – Jean-Jacques et Rita Gailliard dans la Forêt de Soignes

1953 - La Patti à Ostende – Dessin,collage de J.-J. Gailliard

1953 – Texte de J.-J. Gailliard au sujet de son film « Ostende autour d’Ensor »

1954 – dessin pour le film « L’Ombre de Monsieur Rops »

J.-J. Gailliard devant ses 3 peintures exposées au Palais VII à l’Expo ‘58

1959 – J.-J. Gailiard avec Frau Fuchs –Oberbürgmeister de la Ville et Bert Bilzer – Conservateur du Musée d’Etat de Braunschweig (RFA)

1968 - Jean-Jacques Gailliard reçu par Sa Majesté le Roi Baudouin et la Reine Fabiola au Gala de la Presse, au Théâtre Royal de la Monnaie, le 12 décembre 1968.

1970 – Rétrospective J.-J. Gailliard au Musée d’Ixelles - Jean Coquelet et Jean-Jacques Gailliard devant la peinture « Autoportrait symbolique ».

1970 Jean-Jacques Gailliard « »Prince des Peintres »